On a tous entendu parler des violences conjugales.
Bah ce bouquin, il les raconte de l’intérieur, par le monologue de la fille qui subit les viols et violences de son père.
Elle a de la chance, notez bien ! Son père enlève régulièrement des jeunes filles, qu’il enferme et « monte » à tout moment, plusieurs fois par jour parfois, tandis que la narratrice « les écoutait hurler, supplier qu’on arrête ou qu’on les tue, et souriait. Elle les écoutait jusqu’au bout et aimait qu’elles finissent par se taire, usées, brisées. ».
Vous le sentez, on n’est pas sur un livre anodin. C’est très bien écrit, malgré le style d’une jeune femme simple dans sa tête, détruite dans son corps.
Syndrôme de Stockholm, empathie, survie, brutalité, exécutions, amour trouvent leur place entre les viols brutaux et les grossesses fatales.
Ce bouquin est dérangeant, perturbant et pourtant se lit d’une traite tant on s’aperçoit qu’on en a à apprendre sur ces univers secrets, jamais dits si ce n’est parfois devant les tribunaux.
Et comme tous les personnages ont une mentalité, une force et un rôle hors du commun, l’ensemble forme une œuvre hautement recommandée.
J’ai hésité à le mettre en coup de cœur tant il est dérangeant. Et c’est finalement pour ça que je l’y inscris…
